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Transcription pour 'Entrevue avec Samuel McLaughlin'

Gerry Quinney :
Comment General Motors a-t-elle géré la situation engendrée par la guerre en 1939 ?

Colonel McLaughlin :
Comme toujours, nous voulions aider, faire tout notre possible. Malheureusement, pendant la Première Guerre mondiale, nous n’avions pas pu faire grand-chose. Nous avons fait de notre mieux pour les ambulances et tout le reste. Nous accomplissions toutes les tâches ingrates que l’on nous confiait, comme fabriquer des piquets de tente. Nous étions prêts à faire n’importe quoi, nous voulions être de bons citoyens, des patriotes. Mais nous n’avons pas eu beaucoup d’occasions de nous rendre utiles pendant la Première Guerre.

Gerry Quinney :
Cela c’était pendant la Première Guerre. Et qu’en est-il de la Deuxième ?

Colonel McLaughlin :
Pendant la Deuxième Guerre mondiale, nous avons largement participé aux efforts. En fait, je me souviens de cette grande occasion quand le comte d’Athlone est venu, avec un haut général d’Ottawa, notre ministre de la Défense et Clarence Howe. Ils sont venus à Oshawa pour célébrer le 500 000e camion fabriqué par l’industrie automobile canadienne pour la guerre.

Gerry Quinney :
Tant que cela ?

Colonel McLaughlin :
Oui, 500 000. Nous avons ici des photos de M. Howe et moi-même en train de serrer les écrous sur les roues du 500 000e camion.

Gerry Quinney :
Je pense que peu de personnes savent ce qu’a exactement fait l’industrie canadienne. Nous savons qu’elle s’est considérablement développée pendant la guerre mais je ne pense pas que nous étions conscients à l’époque de ce qui était fabriqué. Avez-vous fait des porte-canons ?

Colonel McLaughlin :
Nous avons fait des canons, des petits canons. Nous avons commencé par faire le mécanisme de recul, ensuite…

Gerry Quinney :
N’aviez-vous pas une usine à Regina pour les canons ?

Colonel McLaughlin :
Nous avons commencé par faire le mécanisme de recul. Ensuite, General Electric a obtenu un contrat pour le canon. Nous avons tout installé dans notre usine de Regina. Là-bas, notre directeur d’usine – qui était aussi un fabuleux organisateur – James Highfield – feu James Highfield – a pour la première fois dans l’histoire de la fabrication de canons mis en place une chaîne de montage, comme pour les voitures.

Gerry Quinney :
Vraiment ?

Colonel McLaughlin :
On venait d’Angleterre et des États-Unis pour nous voir à l’œuvre. Bien sûr, c’est une activité qui nous intéressait beaucoup. Mais on nous a demandé de faire le fuselage de l’avion Mosquito. Nous avons donc dû démonter entièrement l’intérieur de deux grandes usines, enlever les poteaux, les poutres, les sols et tout refaire. Je crois que nous avons fait les fuselages de tous les Mosquito fabriqués dans ce pays. En tout cas pour la plupart… Mais je pense que nous les avons tous faits. En plus des fuselages, nous avons aussi fait les supports de moteurs et les conteneurs. Il s’agissait d’un travail très difficile. Nous avons fait tout ce que l’on nous demandait et tout ce qui était en notre pouvoir, comme de bons citoyens.

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