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1980

Les années 1980 sont marquées par des transformations économiques et politiques. En 1982, la Constitution canadienne est rapatriée, dégageant officiellement le Royaume-Uni de toute responsabilité et compétence en ce qui concerne le Canada. En 1988, le Canada conclut un Accord de libre-échange avec les États-Unis. En Europe, le régime communiste se désagrège peu à peu. En 1989, le mur de Berlin, qui sépare le Berlin-Est communiste du Berlin-Ouest démocratique depuis plus de 20 ans, est démoli. La pandémie de SIDA éclate, et le Canada enregistre son premier cas en 1982. En 1990, on attribue déjà des dizaines de milliers de décès à la maladie. Dans l'industrie automobile, les constructeurs canadiens ressentent la concurrence accrue des constructeurs étrangers, en particulier des constructeurs japonais. En 1984, Chrysler lance la très populaire mini-fourgonnette. En 1989, la plupart des pays du monde ont déjà rendu obligatoire le port de la ceinture de sécurité pour les passagers avant. Au cours de cette décennie, IBM lance l'ordinateur personnel, suivi de près par Apple.

Voitures

La Plymouth Voyager SE 1984 utilisée par les Musées nationaux du Canada

1984

Plymouth Voyager – le « Magic Wagon » connaît un grand succès auprès des familles.

La mini-fourgonnette Voyager arrive sur le marché en 1984, éclipsant la familiale classique au premier rang des voitures familiales au Canada. Elle est assemblée à Windsor, en Ontario, de même que la Dodge Caravan et la Chrysler Town and Country, presque identiques. Ces mini-fourgonnettes se conduisent comme des voitures normales, mais accueillent bien plus de passagers – et ont un espace utilitaire aussi grand que celui de petits camions. Cette polyvalence fait leur succès.

Photo : Musée des sciences et de la technologie du Canada 1992.2661

Chaîne d'assemblage de moteurs Honda, Honda Canada Inc., Alliston (Ontario)

1986

La première Honda construite au Canada sort des chaînes d'Alliston, en Ontario.

En juin 1984, Honda annonce qu'il compte monter une usine automobile ultramoderne à Alliston, en Ontario. Deux ans plus tard est produite la première voiture de fabrication canadienne. Honda devient ainsi le premier constructeur automobile japonais à fabriquer au Canada. En 2010, Honda était le quatrième constructeur automobile du Canada.

Photo : Honda Canada, Inc.

Volvo GLO/ Volvo, Volvo Canada Ltd., Halifax, Nova Scotia

1989

La Volvo GLO – fabriquée en Suède, assemblée au Canada.

Les modèles Volvo 740 GLO étaient conçus et mis au point en Suède, mais assemblés à l'usine Volvo de Halifax. Les ouvriers canadiens assemblaient les voitures qui arrivaient en pièces détachées par bateau. Peu de pièces canadiennes y étaient ajoutées. En 1998, Volvo se recentre sur ses chaînes de montage européennes et ferme l'usine de Halifax.

Photo : Musée des sciences et de la technologie du Canada 1999.0114

Première Toyota de fabrication canadienne vendue au Canada – Toyota, Corolla, Toyota Canada Inc., Cambridge (Ontario)

1989

La première Toyota construite au Canada sort des chaînes de Cambridge, en Ontario.

La Toyota Corolla, voiture la plus vendue au monde, toutes époques confondues, est lancée au Japon en 1966 et aux États-Unis en 1968, et elle commence à être vendue au Canada dans les années 1970. La Corolla est le premier modèle de la marque fabriqué dans la nouvelle usine Toyota de Cambridge, en Ontario, en 1989. Elle demeure une des voitures compactes les plus populaires au Canada. La même année où est inaugurée l'usine, Toyota construit à Timmins, en Ontario, son Cold Research Centre où seront réalisés les essais de ses voitures dans un climat « canadien ».

Photo : Doon Heritage Crossroads Museum

Dans l'actualité

Signature de la Proclamation de la Loi constitutionnelle.

1982

Le gouvernement de Pierre Trudeau fait voter la Loi constitutionnelle dans le cadre du processus de rapatriement de la Constitution du Canada.

Le projet de loi proposait plusieurs nouvelles modifications à l'Acte de l'Amérique du Nord britannique de 1867, la Charte canadienne des droits et libertés figurant parmi les nouveautés. La Charte inscrit dans la Constitution les droits politiques et les libertés publiques, plutôt que de faire l'objet d'une loi à part plus facilement modifiable. Toutes les provinces, sauf le Québec qui demandait à être reconnu comme société distincte, soutiennent la Loi constitutionnelle. Les efforts déployés pour obtenir l'adhésion du Québec à la Constitution, par l'Accord du lac Meech (1987), puis par l'Accord de Charlottetown (1992), échouent dans les deux cas.

Photo : 17 avril 1982
Robert Cooper, Bibliothèque et Archives Canada / e002852801

Jeanne Sauvé, Compagnon de l'Ordre du Canada

1984

Jeanne Sauvé devient la première gouverneure générale du Canada.

Madame Sauvé n'est que la deuxième femme du Commonwealth à être nommée au poste de gouverneur général, la première étant Elmira Minita Gordon, au Belize, en 1981. Avant d'entrer en politique, Jeanne Sauvé était journaliste à Radio-Canada. Elle est élue à la Chambre des communes en 1972, et elle sera ministre d'État aux Sciences et à la Technologie, ministre de l'Environnement et, enfin, ministre des Communications avant de devenir présidente de la Chambre, en 1980, fonction qu'elle occupera jusqu'à sa nomination au poste de gouverneur général.

Photo : 16 avril 1987
Harry Palmer/Bibliothèque et Archives Canada, PA-182418

Manifestation du Syndicat des travailleurs canadiens de l'automobile contre l'Accord de libre-échange

1984

Les ouvriers de l'automobile canadiens quittent les Travailleurs unis de l'automobile (TUA) pour former le Syndicat des travailleurs canadiens de l'automobile (TCA).

Dès le milieu des années 1980, les industries automobiles canadienne et américaine doivent composer avec des climats économiques très différents et les deux sections de TUA se rendent compte que leurs objectifs diffèrent. La section canadienne est préoccupée par le fait que le syndicat américain fait trop de concessions à cause des mises à pied massives dans les usines américaines et de la pression intense des importations japonaises. Les travailleurs canadiens sont quant à eux confrontés à moins de mises à pied, mais le taux d'inflation est plus élevé au Canada, ce qui rend les concessions salariales bien moins intéressantes. En 1984, la section canadienne, que dirige Bob White, se sépare de TUA. TAC naît en 1985.

Photo : 1987
Collection de TAC

Atterrissage du Boeing 747-237B Emperor Kanishka à l'aéroport Heathrow de Londres, le 10 juin 1985, quelques jours avant l'explosion

1985

Le 23 juin, le vol 182 d'Air India en provenance de Montréal (Québec) et à destination de Bombay (Inde) explose dans l'espace aérien irlandais.

Une bombe explose à bord du Boeing 747-237B d'Air India, qui vole alors à 9 400 mètres d'altitude et s'abîme dans l'océan Atlantique. Les 329 personnes à bord périssent. Il y avait parmi elles 280 Canadiens et 22 Indiens. Il s'agit de l'incident le plus meurtrier de l'histoire moderne du Canada. L'enquête sur l'attentat à la bombe dure près de 20 ans, est la plus coûteuse de l'histoire du Canada et, pourtant, elle ne débouche sur aucune condamnation. Le 23 juin 2010, le premier ministre canadien, Stephen Harper, présente des excuses officielles aux familles des victimes pour les manquements catastrophiques des services de renseignement, de police et de sécurité aérienne qui ont conduit à l'attentat à la bombe, et les défaillances des poursuites qui ont suivi.

Photo : 10 juin 1985
Ian Kirby

Une photo provenant du manuel d'instructions de la Volvo 240 de 1989 démontre comment attacher la ceinture de sécurité du chauffeur

1987

L'Alberta, dernière province à rendre le port de la ceinture de sécurité obligatoire.

L'Ontario et le Québec ont été les premières provinces à adopter, en 1976, des lois rendant le port de la ceinture de sécurité obligatoire. Les responsables des transports décident qu'une loi est nécessaire pour aider à réduire le nombre élevé de morts imputables au défaut de port de ceinture de sécurité.

Photo : 1989
Volvo North America Corporation

Culture pop

Terry Fox passant devant les édifices du Parlement

1981

Le 28 juin, Terry Fox succombe au cancer avant de terminer son Marathon de l'Espoir.

En 1977, Terry Fox doit être amputé de la jambe droite à cause d'un ostéosarcome. Il continue de courir avec une jambe artificielle et de s'adonner à des sports. En 1980, il se lance dans une course transcanadienne qui commence à St. John's, sur l'île de Terre-Neuve, pour recueillir des fonds pour la recherche sur le cancer et pour faire connaître celle-ci. Il court pendant 143 jours et parcourt 5 373 kilomètres avant que l'on découvre que le cancer a gagné ses poumons. Il est obligé d'abandonner la course à Thunder Bay, en Ontario, et il meurt neuf mois plus tard. Sa volonté de contribuer à trouver un moyen de guérir le cancer est à l'origine d'un mouvement mondial. Depuis 1981, les courses Terry Fox organisées dans 60 pays ont permis de recueillir des centaines de millions de dollars pour la recherche sur le cancer.

Photo : 1980
Jeremy Gilbert, Temple de la renommée des sports du Canada

Activités minières dans les sables bitumineux de l'Athabasca, dans le Nord de l'Alberta.

1988

Calgary accueille les Jeux olympiques d'hiver, en pleine controverse sur les revendications territoriales autochtones, auxquelles se trouvent mêlées les Nations Unies.

Depuis la signature du Traité n° 8, en 1899, jusqu'à nos jours, les Cris du lac Lubicon se battent pour être reconnus comme étant les occupants traditionnels de terres qui correspondent maintenant à des parties du Nord de la Colombie-Britannique, de l'Alberta, de la Saskatchewan et du Sud des Territoires du Nord-Ouest. La Révolution iranienne de 1979 sonne le glas du boom pétrolier des années 1970. Le conflit iranien, ainsi que la guerre entre l'Iran et Iraq en 1980, entraîne de fortes réductions de la production pétrolière, ce qui provoque une crise pétrolière importante. Le gouvernement de l'Alberta commence à chercher d'autres réserves pétrolières pour répondre à la demande accrue, et il entreprend de construire des routes et de forer des puits sur des territoires contestés. En 1986, les Cris du lac Lubicon annoncent qu'ils boycotteront les Jeux d'hiver et leur vitrine culturelle consacrée aux traditions artistiques des Premières Nations, sous le nom de Souffle de l'esprit. Quelque 23 musées internationaux refusent de participer à l'exposition. En 1987, les Cris du lac Lubicon déposent une plainte officielle auprès de la Commission des droits de l'homme des Nations Unies. En 1990, l'ONU fait savoir que le traitement réservé par le Canada aux Cris du lac Lubicon est contraire au Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Les protestations ont certes permis de sensibiliser davantage le public, mais elles n'empêchent pas les sociétés pétrolières de continuer de forer de nouveaux puits sur les terres des Cris du lac Lubicon.

Photo : 2009
Image du satellite d'observation terrestre de la NASA

Le Canadien Ben Johnson remporte l'épreuve du 100 mètres aux xxive Jeux olympiques d'été.

1988

Le sprinter Ben Johnson établit un record du monde et remporte l'or aux Jeux olympiques de Séoul, en Corée, avant que des analyses révèlent une consommation de stéroïdes.

Il y a longtemps que des athlètes cherchent à améliorer leurs performances aux Jeux olympiques en prenant certaines substances. Le premier cas documenté remonte à 1904. Dès 1999, l'Agence mondiale antidopage (AMA) est l'organisme qui fait autorité à propos de la consommation de substances destinées à améliorer la performance sportive en compétition. L'AMA a pour principales activités la recherche scientifique, l'éducation, le développement des moyens de lutte contre le dopage et le suivi du Code mondial antidopage, document qui harmonise les règlements en la matière dans tous les sports et tous les pays. L'AMA produit aussi une liste annuelle des substances interdites que les athlètes ne doivent ni prendre ni consommer.

Photo : 24 septembre 1988
Ted Grant/Bibliothèque et Archives Canada, PA-175370

Recto et verso du dernier billet d'un dollar émis par la Banque du Canada

1989

La Monnaie royale canadienne remplace le billet d'un dollar par une pièce – le huard.

En 1996, la Monnaie royale met en circulation une deuxième pièce, cette fois pour remplacer le billet de deux dollars. La pièce de deux dollars doit durer 20 ans, alors que le billet de deux dollars devait être remplacé au bout d'un an. Le nom anglais de cette nouvelle pièce, le « Toonie », clin d'œil au surnom de la pièce d'un dollar, le « Loonie », devient tellement populaire que la Monnaie royale canadienne en acquiert le droit d'utilisation.

Photo : 1973
Collection nationale des monnaies, Musée de la monnaie, Banque du Canada