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1970

Le mouvement pacifiste bat son plein dans les années 1970 et les manifestations contre la guerre au Vietnam se généralisent. Les manifestants, qui avancent des arguments moraux et juridiques contre la guerre, s'opposent énergiquement à la conscription, c'est-à-dire au service militaire obligatoire. Environ 20 000 Américains passent au Canada pour y échapper et parmi les jeunes appelés, quelque 12 000 désertent. Côté économie, la hausse de l'inflation pousse les gouvernements à imposer le contrôle des salaires et des prix. En 1973, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) déclare un embargo sur les exportations de pétrole à destination de l'Amérique du Nord et de nombreux pays d'Europe occidentale, provoquant une crise pétrolière. Il s'ensuit des pénuries d'approvisionnement et une augmentation des prix du pétrole et de l'essence. Les consommateurs réclament des voitures plus petites. Par ailleurs, certains gouvernements abaissent les limites de vitesse. Les constructeurs automobiles étrangers ont un avantage sur le marché des voitures compactes et sous-compactes et, pour la première fois, des voitures importées – comme la Honda Civic – deviennent populaires sur le marché nord-américain.

Voitures

La Manic GT utilisait la plateforme et le train de roulement de la Renault 10, avec une carrosserie en fibre de verre.

1971

La Manic – fusion du design européen et américain pour créer une voiture canadienne.

À partir de 1968, une équipe dirigée par Jacques About, de Montréal, commence à mettre au point la Manic GT. Jacques About et son équipe pensaient pouvoir produire 1 300 voitures par année à l'usine de montage de Granby, au Québec. Malheureusement, la dépendance de l'entreprise à l'égard des pièces fournies par Renault se révélera fatale, car Renault se montre peu fiable et lent à l'approvisionner et ne réussit pas à satisfaire à la demande de l'usine de Granby, qui finit par fermer en mai 1971. Il ne sera produit que 160 Manic GT.

Photo : Musée des sciences et de la technologie du Canada 1984.0712

Mercury Meteor Montcalm de 1973 (édition anniversaire argent), Ford du Canada Limitée, Oakville (Ontario)

1973

La Meteor – cette « édition anniversaire » célèbre une voiture construite au Canada.

Ford crée la Mercury Meteor tout spécialement pour le marché canadien, en 1949. Elle est populaire pendant de nombreuses années au Canada et, en 1960, elle est lancée sur le marché américain. Quand la production de la Meteor est interrompue en 1976, il en est déjà sorti près de 600 000 exemplaires de l'usine Ford du Canada à Oakville, en Ontario. Cette Meteor a été fabriquée dans le cadre du Pacte de l'automobile (1965-2000) – accord commercial nord-américain qui soutenait l'industrie automobile canadienne.

Photo : Musée des sciences et de la technologie du Canada 1985.0108

La Bricklin SV-1

1975

Mise en redressement judiciaire de Bricklin, entreprise controversée.

Bien qu'assemblée au Canada, la Bricklin n'était vendue qu'aux États-Unis. À cause de problèmes techniques dus à la conception et à l'ingénierie de la voiture, celle-ci coûtait trois fois plus à produire que son prix de vente en gros. Bricklin Canada ferme ses portes en 1976, après avoir fabriqué moins de 3 000 voitures. En 2007, la Bricklin SV-1 se voit inscrite sur la liste des « 50 pires voitures de tous les temps » dressée par le magazine Time.

Photo : Musée des sciences et de la technologie du Canada 1975.0622

Dans l'actualité

Un caporal monte la garde près d’un mât au drapeau en berne à la mémoire de Pierre Laporte, ministre du Travail du Québec assassiné

1970

Au Canada, tous les regards sont rivés sur le Québec, tandis que se déroule la crise d'octobre et que le Parlement invoque la Loi sur les mesures de guerre.

La crise d'octobre est précipitée par l'enlèvement de James Cross, diplomate britannique, et de Pierre Laporte, ministre du gouvernement québécois, par le Front de libération du Québec (FLQ), groupe séparatiste. À la demande des autorités québécoises et montréalaises, Ottawa invoque la Loi sur les mesures de guerre, et ce pour la troisième fois seulement dans l'histoire du Canada. La Loi suspend les libertés publiques et confère au gouvernement et, par extension, à la police et à l'armée, des pouvoirs considérables en matière d'arrestation et de détention. Le lendemain de l'invocation de la Loi sur les mesures de guerre, la police retrouve le corps de Pierre Laporte dans le coffre d'une voiture. James Cross est finalement relâché. En échange, les autorités laissent ses ravisseurs s'envoler pour Cuba. Pendant la crise, des centaines de personnes sont arrêtées, mais vingt seulement se voient condamnées pour leurs activités.

Photo : 12 octobre 1970
Photo du MDN, VL70-155-7

Essai de collision entre une Chevrolet Bel Air de 1959 et une Chevrolet Malibu de 2009 effectué par l'Insurance Institute for Highway Safety

1971

Le Parlement canadien adopte la Loi sur la sécurité des véhicules automobiles.

En coopération avec les organismes nationaux et provinciaux chargés des normes et de la sécurité, Transports Canada définit des normes de sécurité nationales pour la conception et la construction et tous les véhicules motorisés. La Loi sur la sécurité des véhicules automobiles entre en vigueur le 1er janvier 1971.

Vidéo : 9 septembre 2009
Insurance Institute for Highway Safety

L'honorable Muriel McQueen Fergusson (1899-1997).

1972

Muriel Fergusson est la première femme à présider le Sénat.

Muriel McQueen Fergusson, qui était née au Nouveau-Brunswick, faisait figure de pionnière en matière de droits de la femme. Elle a occupé des postes de responsabilité dans sa province natale et, par ses efforts inlassables, elle a ouvert la voie aux Canadiennes. En 1976, elle a été faite Officier de l'Ordre du Canada.

Photo : Bibliothèque et Archives of Canada, PA-185700

Le rationnement de l'essence est annoncé dans un journal de l'après-midi, lu à une station-service à sec.

1973

L'embargo pétrolier décrété par l'OPEP fait quadrupler le prix du gaz à la consommation. Les stations d'essence sont à sec et, dans certaines régions, on commence à rationner.

L'embargo pétrolier décrété par l'OPEP repose sur les objections des pays membres arabes à la « décision des États-Unis de réapprovisionner l'armée israélienne » pendant la guerre israélo-arabe d'octobre 1973. Le prix du baril de pétrole fait un bond de 70 %. Résultat, les consommateurs nord-américains commencent à rechercher des voitures plus petites et plus économes. Ils se tournent vers les voitures d'importation, car les constructeurs automobiles nord-américains tardent à réagir à cette tendance.

Photo : Janvier 1974
National Archives and Records Administration

Panneau à la frontière canadienne rappelant aux automobilistes américains de convertir leur vitesse en kilomètres heure.

1977

Le gouvernement canadien décide d'adopter le système métrique de poids et mesures. Les autorités doivent donc changer tous les panneaux routiers pour indiquer les distances en kilomètres.

La décision de passer au système métrique tient surtout à la nécessité d'un système de mesure standard qui soit commun avec le reste du monde. Dans presque tous les pays du monde, vitesse et distance sont données aux automobilistes selon le système métrique, la plus grande exception étant les États-Unis.

Photo : 2009
Oran Viriyincy

Culture pop

Visite officielle du premier ministre Pierre Elliott Trudeau à Yellowknife, dans les Territoires du Nord-Ouest

1971

Le gouvernement libéral de Pierre Trudeau annonce officiellement une politique canadienne de multiculturalisme.

L'immigration au Canada, des quatre coins du monde, avait beaucoup augmenté depuis 1945, transformant le paysage canadien en une véritable mosaïque culturelle. La politique de multiculturalisme encourageait les Canadiens à accepter ces nombreuses cultures comme faisant partie intégrante de l'identité culturelle du Canada. Elle reconnaissait l'évolution démographique du pays et l'importance sociale de la diversité ethnique.

Photo : vers 1970
Archives Glenbow NA-3500-30

Manifestants arpentant l'avenue Spadina

1971

Par une mobilisation et des protestations communautaires, les Torontois réussissent à empêcher le prolongement d'une voie rapide jusque dans les quartiers du centre-ville de Toronto.

Devant la suburbanisation croissante, la municipalité de la Communauté urbaine de Toronto accorde, dès 1954, la priorité à l'aménagement de voies rapides qui feront augmenter la circulation automobile de la périphérie de la ville en pleine croissance au cœur du centre-ville. Il est d'abord proposé en 1959 de prolonger la voie express de Spadina vers le sud, de la route 401 à la rue Bloor, ce qui aurait forcément entraîné la démolition de quartiers résidentiels et de parcs. Le projet rencontre aussitôt une vive opposition qui ne se dément pas par la suite. Des groupes communautaires, soutenus entre autres par Marshall McLuhan et Jane Jacobs, combattent l'administration municipale jusqu'en 1971, année où le premier ministre de l'Ontario, Bill Davis, retire le financement provincial, sonnant ainsi la fin du projet.

Photo : 6 décembre 1969
ASC Image 705, Stop Spadina Collection - Toronto Telegram Clara Thomas Archives and Special Collections, Université York

Un de trois satellites de communication Anik ont été construits pour Télésat Canada.

1972

En coopération avec le programme spatial américain, Télésat Canada lance le satellite Anik A, devenant ainsi le premier pays du monde à mettre un satellite en orbite à des fins non militaires.

Le satellite Anik a permis à des réseaux tels que la CBC/SRC de diffuser bien plus loin leur signal de radiodiffusion, jusque dans le Grand Nord canadien. Anik A disposait de 12 étiquettes radio, ce qui lui donnait une capacité de 7 000 circuits téléphoniques ou 12 chaînes de télévision couleur. Anik veut dire « petit frère » en inuktituk.

Photo : vers 1971
Telesat

La plupart des épreuves ont eu lieu au stade olympique de Montréal, surnommé « le grand O »

1976

Montréal organise les Jeux olympiques d'été.

Les Jeux olympiques de 1976 sont les seuls Jeux d'été jamais organisés par le Canada. Ils accueillent aussi les premières épreuves féminines de basketball, d'aviron et de handball. Une mauvaise gestion interne, qui entraîne un surcoût total de 1 milliard de dollars, jette une ombre sur les Jeux de Montréal. La colère que suscite une tournée de l'équipe de rugby de la Nouvelle-Zélande en Afrique du Sud, alors sous le régime de l'apartheid, se concrétise dans le boycott des Jeux par presque tous les pays africains.

Photo : Alain Carpentier